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A la une Marilyn Monroe Encyclopédie

Monroe Marilyn Monroe Marilyn
(1926-1962)

Actrice américaine qui devint un véritable mythe du cinéma hollywoodien en offrant à la fois une image de sex-symbol et de femme fragile.

Bises à tous les internautes qui lisent cette page

De son vrai nom Norma Jean Mortenson, Marilyn Monroe connut une enfance malheureuse et instable. Elle posa pour des photographes dès l'âge de dix-huit ans puis fut engagée pour jouer de petits rôles à partir de 1948. Elle se fit connaître grâce à de courtes apparitions dans Quand la ville dort (Asphalt Jungle, 1950) de John Huston et Eve (All About Eve, 1950) de Joseph Mankiewicz. Elle tint son premier grand rôle en 1953 dans les Hommes préfèrent les blondes (Gentlemen Prefer Blondes), réalisé par Howard Hawks, et joua la même année dans Comment épouser un millionnaire (How to Marry a Millionnaire) de Jean Negulesco et Niagara d'Henry Hathaway (1953). Parmi ses grands succès figurent également la Rivière sans retour (River of no Return, 1954) d'Otto Preminger, Sept ans de réflexion (The Seven Year Itch, 1955) et Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot, 1959) de Billy Wilder, et le Milliardaire (Let's Make Love) réalisé par George Cukor en 1960 dans lequel elle donna la réplique à Yves Montand.
Marilyn Monroe chanta et dansa dans plusieurs de ses films!; elle souffrit de l'image trop réductrice qui lui était attribuée et tenta de se détacher de son étiquette de sex-symbol en suivant des cours d'interprétation, notamment auprès de Lee Strasberg, et en jouant dans des films plus sérieux comme Arrêt d'autobus (Bus Stop, 1956) réalisé par Joshua Logan et les Désaxés (The Misfits, 1961) de John Huston. Marilyn Monroe se maria à plusieurs reprises!; elle épousa le célèbre joueur de base-ball Joe DiMaggio puis l'écrivain Arthur
Miller. Son suicide (elle mit fin à ses jours en absorbant une overdose de somnifères) a sans doute pour origine la tension constante qu'elle subissait dans le monde du cinéma. Douée d'un grand sens de la répartie, Marilyn Monroe possédait une personnalité chaleureuse qui tempéra son image de sex-symbol!; elle laissa inachevé son tout dernier film, Something's got to Give de George Cukor.

Huston, John (1906-1987), acteur et cinéaste américain. Son premier film, le Faucon maltais (The Maltese Falcon), film policier réalisé en 1930 et tiré d'un roman de Dashiell Hammett, lui valut l'oscar du meilleur réalisateur et du meilleur scénario en 1941. Huston est né à Nevada, dans l'État du Missouri. Son père Walter Huston était un acteur de cinéma et de théâtre assez renommé. Après avoir quitté l'école à l'âge de quatorze ans, il exerça divers métiers pendant une vingtaine d'années. Il fut notamment boxeur, acteur, rédacteur en chef, artiste, reporter et scénariste.
Huston réalisa tout d'abord trois documentaires pour l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, qui lui valurent d'être décoré et d'obtenir le grade de commandant. Dans le Faucon maltais, Huston dirigea Humphrey Bogart, qui jouait le rôle principal dans le film. Il réalisa ensuite Key Largo (1948) et le Trésor de la Sierra Madre (The Treasure of the Sierra Madre, 1948). Pour son interprétation dans ce dernier, le père de Huston remporta l'oscar du meilleur second rôle masculin. Quant à Bogart, il remporta celui du meilleur acteur pour son rôle dans African Queen (1951). Huston eut également du succès dans ses adaptations de romans d'écrivains américains, parmi lesquels Stephen Crane (la Charge victorieuse, The Red Badge of Courage, 1951), Arthur Miller (les Désaxés, The Misfits, 1961), Tennessee Williams (la Nuit de l'Iguane, The Night of the Iguana, 1964), Flannery O'Connor (le Malin, Wise Blood, 1979) et de l'écrivain britannique Malcolm Lowry (Au-dessous du volcan, Under the Volcano, 1984). Ses derniers films furent l'Honneur des Prizzis (Prizzi's Honor, 1985), pour lequel sa fille Angelica Huston remporta l'oscar du meilleur second rôle féminin et les Gens de Dublin (The Dead, 1987), tiré de la nouvelle de James Joyce, adapté à l'écran par le fils de Huston, Tony, et dans lequel sa fille Angelica, était la vedette. Parmi les films dans lesquels joua Huston, on peut citer la Bible (The Bible, 1966) dont il fut également le réalisateur, le Cardinal (The Cardinal, 1963), d'Otto Preminger et Chinatown, (1974), de Roman Polanski.

Mankiewicz, Joseph (1909-1993), producteur, réalisateur et scénariste américain, né en Pennsylvanie. Il commença sa carrière en 1929 comme scénariste. On compte parmi ses nombreux scénarios Furie (Fury, 1936), réalisé par Fritz Lang et Indiscrétions (The Philadelphia Story, 1940), de George Cukor. En 1946, appelé sur le plateau pour remplacer Lubitsch, il fit ses débuts en tant que réalisateur avec le Château du dragon (Dragonwyck). Par la suite, Mankiewicz toucha à tous les genres cinématographiques, donnant à son œuvre l'apparence d'une très grande variété : le thriller avec Quelque part dans la nuit (Somewhere in the Night, 1946), le fantastique avec L'Aventure de madame Muir (The Gost and Mrs. Muir, 1947), le film d'espionnage avec l'Affaire Cicéron (Five Fingers, 1952), l'adaptation théâtrale avec Jules César (Julius Caesar, 1953), la superproduction avec Cléôpatre (Cleopatra, 1963) ou le western avec le Reptile (There Was a Crooked Man, 1970). Au-delà de cette diversité, l'œuvre de Mankiewicz trouve son unité dans ce que les critiques ont appelé la "!discrétion!". En effet, rien d'intime ne transparaît dans ses films!; au contraire, il porte un regard lucide et distancié sur le monde extérieur. Sa constante recherche d'un dialogue vif et efficace, plein d'humour et de rebondissements, caractérise également l'ensemble de son travail. En ce sens, Mankiewicz a rompu avec la tradition cinématographique qui voulait que l'action ait le pas sur les dialogues.
En 1963, son Cléopâtre, tiraillé entre les désirs des acteurs et ceux des producteurs, fut un échec et Mankiewicz garda le silence pendant quatre ans. Il fallut attendre 1972 pour qu'il s'impose à nouveau avec le Limier. Organisé autour du duo Laurence Olivier et Michael Caine, le Limier, de par sa construction, ses dialogues, sa mise en scène et ses décors, apparaît comme le résumé de toute l'œuvre de Mankiewicz. Il remporta des oscars pour le scénario et la réalisation de Chaînes conjugales (Letter to Three Wives, 1949) et d'Ève (All About Eve, 1950).

Hawks, Howard (1896-1977), réalisateur, écrivain et producteur américain. Après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur, Howard Hawks devint pilote et concepteur d'avions. Puis il s'installa à Hollywood en 1922 comme réalisateur indépendant. Il réalisa son premier film en studio, l'Ombre qui descend (The Road to Glory), en 1926. Parmi les autres films de ses débuts figurent la Patrouille de l'aube (The Dawn Patrol, 1930), Scarface - ou le Balafré, ou Racketteurs - (Scarface, 1932), Train de luxe (Twentieth Century, 1934) et l'Impossible Monsieur Bébé (Bringing Up Baby, 1938). Hawks lança le couple Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans le Port de l'angoisse (To Have and Have Not, 1944) et dans le Grand Sommeil (The Big Sleep, 1946). Le personnage du cow-boy, incarné par John Wayne, apparut dans la Rivière rouge (Red River, 1948), Rio Bravo (1959) et Rio Lobo (1970). En 1974, Howard Hawks reçut un oscarhonorifique pour sa contribution à l'évolution du cinéma.

Hathaway, Henry (1898-1985), pseudonyme de Henri Leopold de Fiennes, cinéaste américain qui débuta en tournant des westerns dont la vedette était Randolph Scott. Son éclectisme affiché est à l'origine d'une injuste réputation de simple artisan hollywoodien. Pionnier du tournage en décors naturels, il tourna, dès 1923, dans les premiers westerns, ainsi que dans des films policiers comme la Maison de la 92e rue (The House on the 92nd Street, 1945). Il remporta son premier succès avec les Trois Lanciers du Bengale (The Lives of a Bengal Lancer, 1935). Il a réalisé de nombreux films d'aventures et des westerns, des films noirs, quelques drames (Niagara, 1953) et un film admiré par les surréalistes, Peter Ibbetson (1935).

Preminger, Otto (1906-1986), producteur, réalisateur et acteur américain d'origine autrichienne. Parallèlement à ses études de droit et de philosophie, Otto Preminger s'intéressa très tôt à la scène. Assistant de Max Reinhardt dès 1923, il lui succéda à la tête du Theater in der Josefstadt de Vienne, à partir de 1929. En 1931, il réalisa son premier film le Grand amour (Die Grosse Liebe, 1931). En 1935, il émigra aux États-Unis. Il s'installa d'abord à Broadway où il monta En partance (Outward Bound, 1938) et Marge d'erreur (Margin for Error, 1939), puis, à partir de 1942, il choisit de travailler à Hollywood. Il apporta alors au film noir américain la touche expressionniste européenne. Laura (1944) est sans doute l'œuvre la plus représentative de cette époque. Preminger aborda par la suite des genres très différents!; le genre historique avec Ambre (For ever Amber, 1947), le western avec la Rivière sans retour (River of No Return, 1954), la comédie musicale avec Carmen Jones (1954), l'analyse de la justice avec Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a Murder, 1959), etc. Quel que soit le thème et le genre - de la comédie légère à la description des thèmes sociaux, qu'il affectionnait plus particulièrement - les films de Preminger ont un caractère théâtral affirmé et le dialogue y joue un rôle essentiel. Il interpréta aussi de nombreux rôles d'Allemands dans les films tournés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Parmi ses nombreux films on peut encore citer Under Your Spell (Tu m'ensorcelles, 1936), Charmante Famille (Danger - Love at Work,1937), La lune était bleue (The Moon Is Blue!/!Die Jungfrau auf dem Dach, 1953), Exodus (1960), Des amis comme les miens (Such Good Friends, 1971) et Le Facteur humain (The Human Factor, 1979). Son autobiographie, Preminger : Autobiographie (Preminger : An Autobiography), fut publiée en 1977.

Wilder, Billy (1906- ), acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain qui pratiqua dans ses films la satire sociale en faisant preuve d'humour ou parfois de cynisme. De son vrai nom Samuel Wilder, Billy Wilder naquit à Vienne puis résida à Berlin où il fut journaliste. Il devint scénariste et travailla sur plusieurs films importants, dont Émile et les détectives (Emil und die Detektive, 1931) de Gerhard Lamprecht. Après avoir exercé ses talents à Paris, où il réalisa Mauvaise Graine en collaboration avec Alexandre Esway (1934), Wilder émigra aux États-Unis en 1934. Il débuta à Hollywood en écrivant des scénarii à succès (Ninotchka d'Ernst Lubitsch, 1939) et prit le chemin de la réalisation!; il collabora avec le producteur et scénariste Charles Brackett jusqu'en 1950. Ses films le Poison (The Lost Weekend, 1945) qui traite de l'alcoolisme et la Garçonnière (The Apartment, 1960), remportèrent les oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario. Parmi les autres réalisations importantes de Wilder figurent le film noir Assurance sur la mort (Double Indemnity, 1944), la Scandaleuse de Berlin (A Foreign Affair, 1948) avec Marlène Dietrich, Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard, 1950), Stalag 17 (1953), Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot, 1959), la Grande Combine (The Fortune Cookie, 1966), et la Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes, 1970). Wilder produisit également certains de ses films. Des créations telles que Avanti!! (1972), Fedora (1978) et Buddy Buddy (1981) continuent d'illustrer des problèmes contemporains. Wilder offrit aux travers de ses créations une vision critique de la société dont il dénonça les travers en cédant parfois à certaines facilités.

Cukor, George (1899-1983), cinéaste américain, réputé pour la qualité de sa direction d'acteurs, qui mit en scène certains des plus célèbres mélodrames de l'histoire du cinéma.
Né à New York dans une famille aisée et cultivée d'origine hongroise, Cukor fut un homme de théâtre avant de se tourner vers le cinéma. À Hollywood, avec l'avènement du parlant, il se fit rapidement remarquer pour ses films élégants et spirituels, souvent adaptés de romans célèbres, de pièces de théâtre ou de succès de Broadway. Parmi ses premiers films, réalisés durant les années 1930, figurent notamment les Invités de 8 heures (Dinner at Eight, 1933) avec Jean Harlow et Marie Dressler, les Quatre Filles du docteur March (Little Women, 1933) avec Katharine Hepburn (qui tourna sous sa direction 11 films), David Copperfield (1935) avec W.C. Fields dans le rôle de Micawber et Roméo et Juliette (Romeo and Juliet, 1936) avec Leslie Howard et Norma Shearer.
Cukor fut un impressionnant directeur d'actrices : outre Katharine Hepburn, il dirigea, entre autres vedettes, Greta Garbo dans le Roman de Marguerite Gautier (Camille, 1937, d'après la Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils), Ingrid Bergman et Judy Holliday!; ces deux dernières remportèrent grâce à lui l'oscar de la meilleure actrice, la première pour son rôle dans Hantise (Gaslight, 1944) et la seconde dans Comment l'esprit vient aux femmes (Born Yesterday, 1950). Il sut également tirer le meilleur parti des acteurs comme James Stewart dans Indiscrétions (The Philadelphia Story, 1940), Ronald Colman dans Othello (A Double Life, 1947) et Rex Harrison dans My Fair Lady (1964).
Écarté de la réalisation d'Autant en emporte le vent (Gone with the Wind, 1939), il signa néanmoins nombre de films à grand spectacle, dont le plus fameux est sans doute la comédie musicale Une étoile est née (A Star is Born, 1954).

Montand, Yves (1921-1991), chanteur et acteur français dont le style précis et distancié fit une vedette internationale. Né sous le nom d'Ivo Livi à Monsumano, en Italie, que sa famille quitta pour fuir le fascisme, Yves Montand s'installa à Marseille où il travailla d'abord comme apprenti coiffeur avant de se lancer dans la chanson en 1938. Ses modèles américains (des jazzmen, Fred Astaire) et français (Charles Trenet, Maurice Chevalier) transparaissent dans le répertoire de ses débuts, qui comprenait des chansons de Chevalier, de Trenet, ainsi qu'une création, Dans les plaines du Far West.
Sa rencontre avec Édith Piaf fut décisive, car elle l'aida à modifier son répertoire, ses vêtements de scène, sa gestuelle. En 1944, il fut, à l'Étoile, en vedette américaine dans le spectacle de Piaf!; l'année suivante, il fut tête d'affiche. Sa carrière se poursuivit dès lors de succès en succès, ponctuée de spectacles marathons : sept semaines à l'Étoile en 1945, six mois en 1953-1954, en 1959 et en 1962, toujours à l'Étoile, trois mois à l'Olympia en 1981.
Il interprétait des chansons rigoureusement choisies (essentiellement de Francis Lemarque, de Jacques Prévert et Joseph Kosma) qu'il mit en scène avec soin, allant jusqu'à répéter sa gestuelle devant une glace.
Il rencontra en 1949 l'actrice Simone Signoret, qui devint sa femme et sa compagne de combat : le couple Montand-Signoret prit à de nombreuses occasions des positions politiques dans la mouvance du parti communiste d'abord, puis de la gauche. Il entama parallèlement une carrière cinématographique, en France le Salaire de la peur, 1952, Z, 1968, l'Aveu, 1969, Jean de Florette et Manon des sources, 1986) et aux États-Unis (Let's make love, 1960) où sa liaison avec Marilyn Monroe fit grand bruit.
Les chansons marquantes de son répertoire, dont certaines ont fait le tour du monde, sont les Grands Boulevards, Une demoiselle sur une balançoire, Luna Park, À bicyclette et surtout les Feuilles mortes.

Miller, Arthur (1915- ), auteur dramatique américain considéré comme l'un des plus marquants du XXe siècle, dont l'œuvre traite du tragique historique à partir de l'expérience de la ruine subie par sa propre famille.
Arthur Miller naquit le 17 octobre 1915 à New York, dans une famille juive qui avait été ruinée par la Grande Dépression. En 1938, alors qu'il était encore étudiant à l'université de Michigan, il remporta un prix pour sa comédie L'herbe pousse toujours. De retour à New York, il commença à écrire des pièces radiophoniques et, en 1944, sa pièce l'Homme qui avait toutes les chances, sans être un succès commercial, lui valut le Theatre Guild Award. L'année suivante parut, avec un certain succès, son roman Focus, qui traite de l'antisémitisme. Après ces premiers honneurs, le cercle des critiques de théâtre de New York décida de consacrer Ils étaient tous mes fils (1947) meilleure pièce de l'année. L'étude de l'opportunisme au sein des relations familiales qui est le thème de cette pièce représente une des constantes de l'œuvre de Miller.
Ce succès décida Miller à persévérer dans l'écriture dramatique. Sensible aux idées socialistes, parfois comparé à Brecht, Miller n'est pourtant pas un auteur didactique, et sa pensée se situe moins sur le plan de la politique que de la morale. Sa création dénonce essentiellement le mensonge que constitue le rêve américain, mais elle traite aussi de la responsabilité des hommes dans la mise en place de tels mensonges comme dans le surgissement des désastres historiques, ce à l'échelle de la collectivité et à celle de l'individu. Sa pièce capitale, Mort d'un commis voyageur (1949), qui lui valut le prix Pulitzer, est aujourd'hui considérée comme l'une des pièces contemporaines les plus importantes!; elle relate et transcende en termes poétiques l'histoire tragique d'un homme quelconque, à l'image du père de Miller, ruiné par la crise. Lorsque Miller écrivit sa pièce les Sorcières de Salem (1952), il eut soin de lui donner l'apparence d'une évocation des procès pour sorcellerie survenus à Salem!; en réalité, la pièce était une attaque contre les activités répressives du sénateur McCarthy et des siens. Cette œuvre, qui représentait un risque important pour son auteur dans le contexte social de l'époque, remporta un prix, mais bientôt Miller fut condamné pour outrage au Congrès (1956) par la Commission des activités antiaméricaines!; ce n'est qu'après de longs démêlés avec la justice et la presse que cette condamnation fut annulée.
Parmi les autres pièces de Miller, signalons : Vu du pont (1955), dont l'action se situe dans le milieu ouvrier, Après la chute (1964), qui évoque la période de sa vie commune avec sa seconde épouse, Marilyn Monroe, Incident à Vichy (1964), consacré au nazisme, le Prix (1968), qui traite de la relation entre deux frères rivaux, et le Plafond de l'archevêque (1977), une pièce sur le traitement réservé aux dissidents par le régime soviétique. Arthur Miller est également très connu pour ses textes non dramatiques, notamment le scénario les Désaxés (1961), écrit pour Marilyn, mais aussi l'Horloge américaine (1981), une série de portraits, et une collection de nouvelles, Je n'ai plus besoin de toi (1967). Les Essais sur le théâtre d'Arthur Miller (1978) sont également devenus des classiques de la littérature critique, et son autobiographie, Au fil du temps (1987), permet d'aborder le personnage de Miller à travers ses réflexions sur la société et sur le théâtre américains.
Les œuvres de Miller sont particulièrement marquées par le sens de la responsabilité de chaque individu envers les autres, par le thème de la connaissance de soi et celui de la réalisation individuelle. Composés dans une langue simple et familière, ces textes traduisent la conscience sociale de l'auteur et sa compassion pour les êtres vulnérables ou égarés par les fausses valeurs imposées par la société.

Erich DEPUYDT
www.marilynmonroe.fr

 
Marilyn Monroe
Né le 01 Juin 1926 à Los Angeles (Etats-Unis)
Parution dans L.A. Confidential, Something's got to give, Le Milliardaire
Marilyn Monroe Citations

ACTRICE

"On vous dit de pleurer. juste une larme. mais si votre état d'âme vous en fait verser deux, c'est mauvais. dans un dialogue, si vous changez "le" en "un", on vous reprend. Une actrice n'est pas une machine, mais c'est pourtant ainsi qu'on à l'habitude de la traiter : comme une machine à faire des sous."

"Mes voyages ont tous été semblables. Peu importe où je suis allée et pourquoi j'y suis allée, tout se solde par la même chose. Je n'ai jamais rien vu. Devenir une star de cinéma, c'est vivre sur un manège."

"Cheveux blonds et poitrine, voilà comment j'ai démarré. Je ne savais pas jouer. Tout ce que je possédais, c'était mes cheveux blonds et un corps apprécié par les hommes. Les raisons pour lesquelles j'ai réussi, c'est la chance et l'opportunité de rencontrer les gens qu'il fallait."

"Je n'ai jamais aimé le nom de Marilyn. J'ai souvent regretté de ne pas avoir insisté pour m'appeler Jean Monroe comme je le souhaitais. Mais je suppose qu'il est trop tard pour y changer quoique ce soit !"

"Je n'appartiens qu'au public et au monde. Non pas parce que je suis talentueuse ou jolie, mais parce que je n'ai jamais appartenu à personne."

"J'ai l'impression que tout ce qui m'arrive concerne quelqu'un d'autre, tout près de moi. J'entends, je sens ce qui se passe, mais ce n'est pas vraiment moi."

AMBITION

"De grâce, ne vous moquez pas de moi. j'aime bien faire des plaisanteries mais j'ai horreur d'être un objet de risée. Je veux être une actrice intègre. mon travail est la seule chose pour laquelle je me sois battue. Je donne l'impression d'avoir une superstructure, mais pas de base.
C'est justement cela que je travaille maintenant." "La meilleure façon pour moi de m'affirmer en tant qu'être humain est de m'affirmer en tant qu'actrice."

"Tout ce qui compte vaut la peine d'attendre."

"Une carrière c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit lorsqu'on à froid."

"J'ai une grosse tête, vous savez. Bien sûr, il n'y a rien dedans mais elle est grosse tout de même ..."

"Je ne serais satisfaite que lorsque les gens apprécieront m'entendre chanter sans me regarder."

"L'argent ne m'intéresse pas. Je veux juste être merveilleuse."

CÉLÉBRITÉ

"La célébrité ne procure qu'un bonheur partiel et temporaire... Elle ne constituerait vraiment pas un menu quotidien idéal. C'est comme le caviar : c'est bon, le caviar, mais tous les jours à chaque repas. La célébrité passera, je dirai alors : "Adieu célébrité, je t'ai eue, et j'ai toujours su que tu étais inconstante. Au moins auras-tu été pour moi une expérience, mais tu n'es pas toute ma vie.""

"Etre une ratée à Hollywood c'est comme mourir de faim à la porte d'un banquet. L'odeur du filet mignon peut vous rendre folle."

"Je ne serai jamais une grande artiste, mais, en travaillant, je peux encore espérer en devenir une bonne."

"La célébrité passera ? Eh bien, qu'elle passe. Adieu célébrité, je t'ai eue, et j'ai toujours su que tu ne valais pas grand chose. Pour moi, tu auras été au moins une expérience, vrai, mais tu n'es pas ma vie."

"Je n'ai jamais voulu être méchante avec qui que ce soit, mais vous ne pouvez pas vous permettre d'être trop gentil avec les gens qui travaillent avec vous. Sinon, ils vous piétineraient à mort!"

"Si je suis une star, c'est parce que le public l'a voulu. Ni moi, ni les studios, juste le public."

"Quelque part, je suis heureuse d'être en retard. On est impatient, on m'attend, ça me rappelle toutes ces années où on se fichait que je sois là ou non."

"Si je suis une nouvelle Marilyn ? Non, c'est juste une nouvelle robe."

CHAMBRES SÉPARÉES

"Les chambres séparées respirent la solitude. J'estime que les gens ont besoin de chaleur humaine, même s'ils sont endormis et inconscients."

CHANEL N°5

"Que mettez-vous pour dormir Marilyn ? Quelques gouttes de Chanel n°5."

"Ce que je porte la nuit ? Mais ... N°5 de Chanel, bien sûr !."

CINÉMA

"Avec Joe di Maggio, au temps du cinéma muet, nous aurions fait un excellent couple."

"Les acteurs sont des gens merveilleux, mais je ne pourrais jamais en aimer un. Ce serait comme d'aimer un frère, qui aurait le même visage et les mêmes traits de famille que moi même."

ÉCRIVAINS

"Mes écrivains préférés sont Arthur Miller, Léon Tolstoî, Thomas Wolfe, Antoine de Saint-Exupéry."

A propos d'Arthur Miller, Marilyn disait : "C'est un merveilleux auteur, et un homme très brillant. Mais je pense qu'il est meilleur auteur que mari."

HOMME

"On m'a demandé : "Est-ce que cela ne vous ennuie pas de vivre dans un monde fait par et pour l'homme ?" J'ai toujours répondu : "Cela ne m'ennuie pas tant que je puis y être une femme.""

"Le véritable amant, c'est celui qui d'une légère caresse sur les cheveux, d'un simple sourire ou même d'un regard perdu dans le vague, vous fait chavirer de bonheur."

"Joe ne pense pas une seconde que quelqu'un d'autre que lui puisse m'aimer. Il est mon meilleure ami, et je ne veux pas le perdre. Mais je ne peux pas perdre Jose Balanos non plus. Oh, aidez-moi, quelqu'un..."

"Si j'aimerais vivre dans un monde d'hommes ? Oui, à condition d'y être une femme."

"Je pense qu'il est préférable d'être malheureux seul que malheureux avec quelqu'un."

"A vrai dire, je ne me suis jamais payée la tête de qui que ce soit. J'ai parfois laissé les hommes se piéger eux-mêmes."

METTEURS EN SCÈNE

"Mes metteurs en scène préférés sont George Cukor, John Ford, Alfred Hitchcock, John Huston, Elia Kazan, David Lean, Joshua Logan, Joseph Mankiewicz, Vincente Minelli, Carol Reed, Vittorio de Sica, George Stevens, Lee Strasberg, Billy Wilder, William Wyler, Fred Zinneman."

"Si Wilder demande à l'actrice de verser une larme, et qu'elle en verse deux, il crie "coupez !"."

ÉROTISME

"L'érotisme d'une nation diffère toujours de l'image que s'en font les autres. Chaque nation s'imagine qu'il y a plus d'érotisme dans les autres pays."

"Comme les mois passent vite... et les calendriers !"

NU

"Pourquoi avez-vous posé nue pour ce calendrier ? J'avais faim et quatre mois de loyer à payer. Avez-vous mis quelque chose ? oui, la radio."

En réponse à la question d'un journaliste de savoir si cela ne l'avait pas gêné de poser nue pour des photo Marilyn rétorqua : "Mais non, le plateau était chauffé !."

"Ce que j'avais mis pour la photo du calendrier ? La radio."

SEXUALITÉ

"Je vais, avec un peu de chance, découvrir pourquoi les gens sont tellement obsédés par les question de sexe. Ces questions me paraissent à moi aussi intéressantes que d'étaler du cirage sur une chaussure."

"S'il est vrai que je suis un symbole sexuel, je devrais gagner de l'or en barres. Mais je ne veux pas en profiter. En fait, c'est une véritable responsabilité d'être un symbole sexuel."

"A Hollywood la vertu d'une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes. A Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j'ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde."

En réponse à la question d'un journaliste : "portez-vous de faux seins ?" Marilyn répondit : "Ceux qui me connaissent vraiment n'ont pas besoin de le demander !."

SINCÉRITÉ

"Je pratique un genre de stupide sincérité. J'entends par là que je ne veux pas dire les mêmes choses à tous ceux qui m'interviewent. Je veux que chacun ait quelque chose de nouveau, de différent, d'exclusif. Quand je me mets à m'inquiéter pour cela, je commence à avoir des maux d'estomac."

"Je n'ai jamais envie de blesser quelqu'un, mais vous ne pouvez pas être trop gentille avec les gens car ils vous piétineraient à mort !."

"Je dors toujours la bouche ouverte. Je le sais parce qu'elle est ouverte quand je m'éveille."

"L'argent ne m'intéresse pas. Je veux juste être merveilleuse."

"Les gens ont l'habitude de me regarder comme si j'étais une sorte de miroir au lieu d'une personne. Ils ne me voient pas, ils voient leurs propres pensées cachées, puis ils se blanchissent en prétendant que j'incarne ces pensées secrètes."

"La gravité finit toujours par vous rattraper."

"La jalousie ? C'est comme le sel sur un steak. Il ne faut pas exagérer mais elle est indispensable ..."

"Pourquoi n'ai-je pas le droit de grandir et de me développer comme tout le monde ?."

"Les chiens ne m'ont jamais mordue. Seulement les humains ..."

"Je ne comprends pas pourquoi les gens ne sont pas un peu plus généreux entre eux."

"J'aime les plaisanteries, mais je ne veux pas en être une."

"Pour le petit déjeuner, je prends deux oeufs battus dans un lait chaud. Je ne prends jamais de dessert. Je ne porte aucun sous vêtements parce que je pense qu'il est important de respirer librement. Je me lave les cheveux tous les jours et fais chaque fois un brushing. Et tous les matins, je marche dans mon appartement avec une bouteille de soda entre mes genoux pour conserver le chaloupé de ma démarche."

"Vous savez de qui j'ai toujours dépendu ? Pas d'inconnus, pas d'amis. Du téléphone ! C'est mon meilleur ami. Je n'aime pas faire ma correspondance, mais j'adore téléphoner à mes amis, spécialement tard dans la nuit, quand je n'arrive pas à dormir."

"J'ai toujours pensé que je n'étais personne. Et la seule façon pour moi de devenir quelqu'un... et bien c'est d'être quelqu'un d'autre !"

"J'ai été une erreur. Ma mère ne souhaitait pas m'avoir. Je pense qu'elle ne m'a jamais voulu. Mais je ne peux pas lui en vouloir, une femme divorcée a déjà assez de problème pour se remarier, alors une divorcée avec un enfant illégitime... J'espère pourtant, j'espère toujours qu'elle m'ait vraiment voulu..."

"Je voudrais vieillir sans aucun recours à la chirurgie. Je veux avoir le courage d'être loyale vis à vis de la tête que j'ai. Parfois, je pense qu'il vaut mieux mourir jeune, mais vous n'accomplissez pas votre vie, alors, non ? Vous ne savez alors jamais vraiment qui vous êtes."

"S'il vous plait, ne me tournez pas en ridicule, je vous en prie."
(Le 9 juillet 1962 au journaliste Richard Merryman)

TRAC

"Comment combattre le trac ? Tout d'abord déplacer l'objet de votre concentration. On appelle cela la Méthode*; une "remise en ordre"... Au lieu de penser à ce que vous ressentez quand vous rencontrez quelqu'un, observez simplement ce qu'il peut avoir d'étrange ou d'intéressant. Il suffit de modifier un peu votre intérêt, de le diriger sur quelque chose d'autre."
* Il s'agit de la méthode d'art dramatique de Lee Strasberg à l'Actor's Studio. des acteurs comme Paul Newman, James Dean, Marlon Brando, Montgomery Clift ont travaillé avec elle.

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Marilyn Monroe
Né le 01 Juin 1926 à Los Angeles (Etats-Unis)
Parution dans L.A. Confidential, Something's got to give, Le Milliardaire
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